LE COIN DES LECTEURS

À plein tube !                             L'inconnu du 13 octobre                             120 ans plus tard

 

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À fond de train !

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LES LIEUX DE L'ACTION :

 

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La ligne qu'empruntent Guillaume et Thomas au début de l'histoire :

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Le train touristique Livradois-Forez entre Ambert et Arlanc :                     Au sud d'Arlanc :

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La cartonnerie de Giroux :                                

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Le viaduc de Garabit :     

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Mais il est où, au fait, ce fameux viaduc ?

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                    La gare de Clermont-Ferrand :                                                         Loubaresse :

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BROUILLONS :

La toute première page : Début chapitre 24 :
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LA BOÎTE AUX LETTRES MORTE (BLM) :

Quelques indications sur la technique de la BLM, utilisée dans "À fond de train !"

La boîte aux lettres morte est une cache géographiquement située en un endroit précis, connu en principe de seulement deux personnes : celui qui espionne dans son pays pour le compte d'une puissance étrangère (l'agent, ou la " taupe ") et le correspondant de ce dernier pays chargé de faire parvenir l'information à ses chefs. Par précaution, ces deux complices doivent limiter leur rencontres au maximum. Pour ce faire, ils communiquent en déposant des messages, des micro-films, des objets ou plus simplement de l'argent dans des caches sûres et peu susceptibles d'êtres découvertes. Le choix du lieu et la forme des BLM doivent à une des indispensables qualités de l'agent secret : l'imagination.

Le choix de l'emplacement :

L'emplacement de la BLM doit généralement être un endroit calme où il y a peu de passage. Mieux vaut qu'il ne soit pas situé dans le creux d'une plaine d'où l'on pourra vous voir et vous photographier avec un puissant matériel optique.

Par exemple, les cimetières se prêtent assez bien à la cache de boîtes aux lettres mortes. Si le cimetière est assez grand, les nombreuses croix, caveaux de famille et petites chapelles qui s'y trouvent formeront une épaisse "forêt grise" empêchant d'éventuels observateurs de vous observer de loin. Une fois que vous avez repéré le cimetière " qui va bien ", reste à vous trouver un cher vieil oncle défunt. Le choix ne manque pas, pourvu que Tonton ne se trouve pas à proximité d'une entrée ou d'une allée principale très passante. Enfin, il faudra choisir un caveau ou une tombe odieusement abandonnée, ceci pour dissiper tous risques que la vraie famille tombe malencontreusement sur vos précieux colis.

La cache idéale est une pierre cassée ou descellée ; celles-ci ne manquent pas dans les cimetières. Les cimetières présentent deux autres avantages : ceux-ci sont toujours nombreux et souvent vastes. On les trouve dans de nombreux pays. De plus, les visiteurs que vous croiserez dans un tel endroit ne prêteront jamais attention à vos allées et venues puisque, tout comme vous, ils n'habitent pas là.

L'exemple du cimetière est évidemment très prisé par les services de renseignement qui affectionnent le calme et la discrétion pour travailler. Nous l'avons choisi parce qu'il montre assez bien les conditions idéales propices à l'installation d'une BLM.

La pierre descellée dans un mur est un autre grand classique, pour autant que celle-ci ne se trouve pas à hauteur des mains d'un enfant. Mais pour êtres certains que des passants ou des enfants ne puissent tomber par hasard sur leurs colis, les espions redoublent parfois d'imagination. Une grosse pierre placée sous l'eau, dans un ruisseau, est une excellente cache. À vous de vous confectionner le petit container robuste et parfaitement étanche qui se trouvera dessous.

 

Comment avertir qu'il y a du courrier dans la boîte ?

Se rendre à une BLM représente toujours un risque, c'est pourquoi la visite est toujours précédée d'un parcours de sécurité. Nous ne débattrons pas aujourd'hui du parcours de sécurité car celui-ci fera l'objet d'un autre article traitant de la filature en général. En revanche, voici quelles sont les règles d'usage d'une BLM.

L'agent traitant et son espion conviennent toujours de signes qui permettent de prévenir que la BLM est " chargée ". Ces signes sont souvent visibles tout en étant anodins, c'est à dire matérialisés par des croix ou des graffitis dessinés sur toutes sortes de supports : arbre, réverbère, mur, etc. Le signe peut également être une simple petite pastille de couleur fortement adhésive de taille " confetti ", ou une " tamponnette ", ce qui permettra plus de discrétion. Il n'est pas nécessaire que ce signal visuel soit de grande taille puisque ceux qui le cherchent sont censés savoir exactement où il se trouve. Quoi qu'il en soit, les espions n'utilisent jamais de moyens indélébiles pour ne pas engendrer la confusion lors des livraisons suivantes.

Le marquage et la BLM ne sont pas nécessairement situés à proximité l'un de l'autre. Une marque à la gare de Toulouse peut fort bien signifier qu'il y a un message dans une tombe du cimetière de Montpellier. Eh oui, les agents secrets mettent parfois des distances considérables entre leurs messages et leurs BLM. Rien ne s'y oppose, et un long trajet en voiture sur des routes de campagne rendent les éventuelles filatures facilement repérables.

Évidement, le système des marques prévenant du remplissage d'une BLM implique que l'agent traitant et son espion se débrouillent pour passer à proximité -parfois quotidiennement- du lieu convenu du marquage. C'est pourquoi celui-ci doit être judicieusement choisi, en un endroit où l'on ne puisse pas facilement surprendre l'un des deux protagonistes en train de le réaliser ou de l'effacer. Méfiez vous des grandes artères urbaines qui sont souvent largement pourvues de caméras de surveillance.

Les binômes traitant/espion, alimentent parfois alternativement plusieurs boîtes aux lettres, ceci afin de semer la confusion chez les éventuels filocheurs. En effet, si vous vous rendez toujours et régulièrement à la même BLM, on finira, quoique vous fassiez, par découvrir votre cache.

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