Ligne Gerzat - Maringues
Reportage effectué en juin 2011
Cette ligne de 20 km de long, à écartement normal, a été ouverte en 1889.
Elle a été exploitée au départ par la compagnie des Batignolles, une société qui fabriquait des locomotives et du matériel ferroviaire.
En 1903, c'est la CFL (Chemins de Fer de Limagne) qui a pris le relais.
Le train qui empruntait cette ligne était appelé "Le Maringot".
Pour un historique plus détaillé, vous pouvez cliquer ici.
Tout d'abord, un petit coup d'oeil à la carte Michelin n°73 de 1937.
On y voit nettement la bifurcation de Gerzat :
- À gauche la ligne de l'ex-PLM (actuelle ligne Clermont-Paris).
- À droite la ligne qui nous intéresse.

Voilà tout ce qui reste de l'actuelle gare de Gerzat, où quelques TER s'arrêtent encore.
Halte SNCF, c'est un point d'arrêt non géré (PANG) à entrée libre.
La dernière fois que j'y étais passé, le BV était encore debout, et c'était il n'y a pas très longtemps.
Sa démolition doit donc être récente.

Juste en face de ce PANG, l'ancienne gare CFL, intacte et reconvertie en maison d'habitation.
Nul doute que la rue emprunte le tracé de l'ancienne ligne, mais allons tout de même jeter un coup d'oeil à la plaque.

Non, vraiment aucun doute...

Je suis la rue et, un peu plus loin, un chemin part tout droit. C'est manifestement notre ancienne ligne, mais une chaîne en fer en barre l'accès.
Ne me sentant pas d'humeur aventureuse, je renonce à m'y engager.
De toute façon, d'après ma carte, ce chemin se terminait en impasse quelques hectomètres plus loin.

Je prends donc une rue qui, d'après mes plans, doit être parallèle à la ligne.
L'inscription sur le mur de ce bâtiment me confirme que je ne dois pas être loin de l'ancienne voie ferrée.
La Société des Alcools du Centre devait sûrement l'utiliser pour écouler sa marchandise, ou s'approvisionner en
matières premières.

Je passe par la route pour rejoindre Saint-Beauzire, où je trouve une autre "rue du Maringot", sur le tracé de l'ancienne ligne.

On continue en longeant le stade de Saint-Beauzire...

... puis la route départementale 210 d'un côté et un champ de maïs de l'autre.

Puis on s'éloigne de la route pour avancer au milieu du maïs.
Sur la droite, un panneau vient me confirmer que je suis sur le bon chemin.

Gros plan sur le panneau en question.

Le seul ouvrage d'art de la journée : un pont qui permet de franchir le Bédat, affluent de la Morge, elle-même affluent de l'Allier.

Je me retourne pour prendre une photo de notre ancienne ligne avec la chaîne des Puys en fond.

À Chappes, la gare est devenue une maison d'habitation.

D'après mes plans, cette rue doit être sur le tracé de l'ancienne ligne. Jetons un petit coup d'oeil à la plaque de rue.

Bingo ! Elle porte le nom de la société des Batignolles, qui a exploité la ligne à ses débuts.

Plus loin, la rue en question devient un chemin.

On continue, en direction d'Entraigues.

L'ancienne gare d'Entraigues, laissée à l'abandon.

En passant mon appareil à travers une vitre cassée, je parviens à prendre une photo de l'intérieur de ladite gare.

Après la gare d'Entraigues, plus de trace de l'ancienne ligne.
Ce n'est qu'une fois arrivé à Joze que je la retrouve.

L'ancienne gare de Joze, qui est devenue un cabinet médical.
En tant que ferroviphile, je ne peux qu'applaudir : j'ai toujours pensé que le train était une très bonne thérapie...

Une ancienne carte postale représentant la gare de Joze. Dommage que je n'aie pas pris ma photo sous le même angle.

Entre Joze et Maringues.

Maringues n'est plus très loin, on touche au but.

Ce bâtiment qui sert de conciergerie à l'école de Maringues me fait penser à une gare, mais j'ai un doute.

De retour à la maison, je trouve une ancienne carte postale représentant la gare de Maringues et là, plus de doute.

Fin du voyage !